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Le gouvernement burkinabè a cependant reconnu lui-même, en 2004, que « dans la réalité, la pratique du mariage forcé est courante compte tenu de l’ignorance des victimes, des règles en la matière, des pesanteurs des coutumes, des
religions, etc. »

- Rapport Donner la vie, risquer la mort. La santé maternelle au Burkina Faso 2009 (page 13)



AGISSEZ!

• Agissez pour lever les obstacles à la contraception pour les femmes et les filles au Burkina Faso (Nouvelle action)
• Protégeons les droits sexuels et reproductifs maintenant et pour les générations futures (Action terminée)
• Pour le respect des droits sexuels et reproductifs (Action terminée)
• Arrêtons la pratique des mariages d’enfants au Burkina Faso ! (Action terminée)
• Action de solidarité (Action terminée)

Agissez pour que l'État burkinabé applique sa loi sur le mariage

ACTION TERMINÉE
Merci aux 37 080 personnes qui ont signé la pétition!

Le Burkina Faso a adhéré à la Convention sur le consentement au mariage, l’âge minimum du mariage et l’enregistrement des mariages qui, dans son Préambule, incite les États à prendre des mesures pour assurer « une entière liberté dans le choix du conjoint, en abolissant totalement le mariage d’enfants et la pratique des fiançailles des jeunes filles ».

Au Burkina Faso, près d’un enfant sur deux est marié avant l’âge de 18 ans (48%).

Cette pratique va à l’encontre des traités et conventions auxquels le Burkina Faso a pourtant adhéré, comme par exemple la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990) dont l’article 21-2 dispose que « les mariages d’enfants et la promesse des filles et des garçons en mariage sont interdits et des mesures effectives, y compris des lois, sont prises pour spécifier que l’âge minimal requis pour le mariage est de 18 ans et pour rendre obligatoire l’enregistrement de tous les mariages dans un registre officiel. »

Béatrice Vaugrante, directrice d'Amnistie internationale Canada francophone discute avec des membres d'Amnistie Burkina Faso.

Le rapport d’Amnistie internationale, Donner la vie, risquer la mort. La santé maternelle au Burkina Faso de 2009 (PDF) a constaté que le mariage d’enfants était un enjeu de la mortalité des filles dans ce pays. A la suite de ce rapport, la section du Burkina Faso a lancé une grande campagne sur la santé maternelle afin de réduire les décès maternels. Avec une réussite notable : le Président Blaise Compaoré s’est engagé à lever les obstacles financiers aux soins obstétricaux d’urgence et à l’accès à la planification familiale.

Cette campagne est encore en cours c’est pourquoi la section canadienne francophone d’Amnistie internationale a ciblé le Burkina Faso pour cette campagne, en envoyant une pétition au gouvernement burkinabé pour que cesse cette pratique et en soutenant, par le biais d’Amnistie internationale Burkina Faso, les organismes locaux qui travaillent sans relâche à la disparition de cette pratique.


Des jeunes filles forcées au mariage au Burkina Faso

Elizabeth du Burkina Faso a été mariée à l’âge de 15 ans à un homme bien plus âgé qu’elle. Elle n’a plus de contact avec les siens car en s’enfuyant elle a déshonorée sa famille : « Au bout de 10 jours, je suis partie de chez lui car cette homme avait déjà des enfants, de mon âge qui plus est. Je suis rentrée à la maison où il est venu me chercher une nouvelle fois et une dame m’a donnée l’adresse de la mission.»

POUR PLUS D'INFORMATION

Fiche sur le Burkina Faso

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